MY MIND IS FALLING TO PIECES
 
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  TRACKLIST :

1. i've been here before
2. you're acting like you lost your mind
3. kiss me, then shoot me
4. christiane
5. a sort of happy melancholy
6. you could feel space and atoms
7. death will take me away from this world


7'28
4'58
8'49
5'58
3'44
8'31
8'41



  48'09



this album was composed in 2006 and was released by french label arbouse
in june 2008
limited to 500 copies

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-------REVIEWS--------
 
GOUTEMESDISQUES

Il y a de cela deux ans, je chroniquais Music For Invisible People pour Liability. J'y parlais de sa confidentialité, même s'il pouvait rencontrer une certaine reconnaissance. Cependant, cette reconnaissance n'était que le fait d'initiés et Laurent Girard est toujours resté en arrière-plan malgré ses dix albums, si on ne compte pas ceux qu'il a lui-même édités. Il faut également préciser que notre homme cultive parfaitement ce semi-anonymat. Pour lui, la musique n'est rien d'autre qu'un passe-temps qu'il réalise en dehors de son travail d'ingénieur en travaux publics. Il n'est pas un outrancier de la communication, estimant sans doute que sa musique se suffit à elle-même pour qu'elle fasse son bout de chemin. En tout cas il aura su séduire plusieurs labels (Disasters By Choice, Peter, I'm Flying, Audio Dregs, Autres Directions In Music, Arbouse) pour diffuser ses petits moments de folktronica mélancolique qui, avec le temps, prennent de plus en plus de valeur. Car, il faut le dire, Melodium s'affine avec le temps, s'améliore, ne sortant ses disques que s'ils sont purement et simplement aboutis et sans scories.

On a sans doute dit beaucoup de choses sur la musique de Melodium, qu'elle est intimiste, hivernale ou proche de l'éther mais jamais vous ne verrez quelqu'un oser piétiner les oeuvres de l'Angevin. Comment le pourrait-on d'ailleurs ? Auteur d'une musique sensible à la clarté sans failles, Laurent Girard mèle sa voix fragile à des guitares, qu'elles soient acoustiques ou électriques, et à une musique électronique brumeuse ou chirurgicale, pour en faire une symbiose idéale. On a même l'impression que Laurent Girard est dans une sorte de quête. Il serait alors à la recherche d'une beauté perdue, une pureté absolue qui ne se trouverait que dans des moments bien particuliers. Une quête qui, manifestement, est loin d'être achevée puisqu'il continue obstinément à nous délivrer ses trouvailles très régulièrement. D'ailleurs il serait bon que Laurent Girard ne trouve jamais vraiment son idéal mélodique et sonore. Tant qu'il demeurera insatisfait, il continuera de nous gratifier de ses disques exigeants à la beauté froide et post-moderne. My Mind Is Falling To Pieces vaut donc son pesant de cacahuètes il serait également bon de se pencher sur son dernier album en date, Cerebro Spin (Audio Dregs), qui lui répond comme un écho et qui nous confirme que Melodium est un artiste rare et essentiel.



NORIPCORD
.COM


Since his first 7" release in 1999, Frenchman Laurent Girard has been quietly carving out a niche and making a name for himself in the world of ambient electronic music. Released on a multitude of different labels (Static Caravan, audio dregs, Autres Directions in Music) under the name Melodium, Girard's catalogue is as sizeable as it is impressive – My Mind Is Falling To Pieces is his twelfth CD album, and audio dregs are imminently about to release number thirteen.
And while there are hordes of bearded laptop composers scattered throughout Europe's towns and cities, Girard is particularly noteworthy for combining gentle ambient soundscapes with more human elements, such as folky acoustic guitars and his limited yet charming vocals. Another important ingredient is humour; 2005's La Tete Qui Flotte featured a track titled Greg Davis > Craig David, which still raises a smile to this day. Although its name would suggest otherwise, My Mind Is Falling To Pieces is no different in this respect.
Although sufficiently impressed to award it a 7/10 rating, I noted that 2007's self-release Vilnius lacked the personal touch that had helped to propel his earlier works beyond those of his contemporaries. At the time I wondered whether Girard might be running out of steam and ideas.Thankfully My Mind Is Falling To Pieces has quashed these doubts in the most emphatic fashion: it's arguably his strongest recording to date.
Key to the album's success is the way in which Girard's voice, guitar work and electronic compositions are moulded together. It all sounds seamless. Previously certain movements within tracks have sounded clumsy, with programmed beats struggling to keep time with harshly strummed acoustic guitars. Here, however, Girard's delicate finger-picked guitar patterns dance happily over the whirling synths and sparse beats. Tracks like the superb folk-infused finale Death Will Take Me Away From This World represent a real leap forward in terms of composition and performance. The faint tape hiss of old has been replaced by a new professional sheen, but this step up in production values has not come at the expense of character.
My Mind Is Falling To Pieces confirms Laurent Girard's place at the top table of European electronic music. Latecomers to the Melodium party would do well to start their obsession here.
9/10
David Coleman



LES INROCKUPTIBLES

Music For Invisible People ou La Tête Qui Flotte… Le moins que l'on puisse dire, c'est que le Français a le sens du titre qui colle à sa musique. Car immatérielle et vaporeuse, sa musique l'est depuis presque dix ans, même si ses fantômes de chansons ont, depuis quelques albums déjà, tenté le rapprochement, voire le dialogue avec les hommes. De plus en plus régulièrement organiques (piano, guitares de bois, voix de feu de camp), elle ont quitté les méandres du virtuel pour jouer Intel Outside, hors laptop. L'ordinateur est ici réduit au rôle décoratif, pour apporter à ces mélopées sensibles quelques déréglements, cliquetis et dérapages incontrôlés vers une quatrième dimension – un désert de glace et de lumière blanche, troué d'oasis où s'épanouit un esperanto musical (pop ? folk ? électro ?) à la nostalgie assez poignante. Imbriqué comme un DJ mix, planant et apaisant, ce nouvel album aurait dû chosir comme titre celui d'une de ses ravissantes ritournelles : Sort Of Happy Melancholy.
Benjamin Montour

ETHERREAL
Choisissant avec toujours autant de soin ses labels, Melodium a sélectionné Arbouse Recordings pour son nouvel album, disque intervenant après deux sorties très convaincantes (Flacana Flacana sur Audio Dregs et l’autoproduit Vilnius). Opérant régulièrement au chant (une discipline à laquelle il s’était déjà essayé, sans forcément trop de réussite, par le passé) sur ce My Mind is Falling to Pieces, le Français y développe aussi des mélodies toujours aussi attachantes.

À cet égard, on relèvera que celles-ci ne sont pas systématiquement issues d’une guitare acoustique (comme c’est fréquemment le cas avec les enregistrements de Melodium) mais qu’elles peuvent provenir d’un piano soit légèrement entraînant (I’ve Been Here Before) soit nettement plus délicat (You Could Feel Space And Atoms) ou d’une six-cordes affublée d’un son saturé habilement mêlé aux grésillements électroniques (le morceau caché à la fin du disque). Opérant sur la durée (quasiment sept minutes de moyenne par titre sur cet album), Laurent Girard en profite pour mettre progressivement au point ses morceaux, ajoutant lignes mélodiques de guitare et notes joliment mélancoliques de piano, y superposant un chant plutôt plus probant qu’à l’accoutumée et quelques percussions type clochettes ou grelots (Kiss Me, The Shoot Me). La folk-electronica du Nantais penche alors nettement plus vers le folk que vers l’electronica, le summum étant atteint avec Christiane, titre que ne renieraient pas les petits artisans acousticiens de la scène antifolk new-yorkaise.

S’il manque peut-être en définitive à My Mind is Falling to Pieces un petit quelque chose pour complètement transcender le tout, on tient là un album tout à fait honnête, dans la fourchette assez haute des sorties du prolifique Melodium.
François Bousquet
le 30/10/2008


POPNEWS

A la seconde où je vous parle de "My Mind Is Falling to Pieces", sachez qu'une nouvelle œuvre (encore plus neuve, je veux dire) dénommée "Cerebro Spin" est déjà disponible. Eh oui, c'est du Laurent Girard tout craché ça : pas le temps de souffler, que le touche-à-tout aspire déjà à emboîter le pas à son insatiable besoin de création. Les amateurs – dont je suis – ne s'en plaindront pas, car le Français a le don pour concilier la quantité avec la qualité, et ce, sans perdre un iota de crédibilité. Pour l'heure, c'est donc " My Mind Is Falling to Pieces" qui retient notre intérêt. Composé en 2006, c'est seulement depuis peu, sous l'estampille du label français Arbouse Recordings, que ce mini album sept titres (de 48 minutes quand même) s'offre au public. Et, pour rendre cette petite chose délicate encore plus intime, seul un tirage limité à cinq cents pièces sera disponible. Faut-il se ruer sur l'objet rare ? J'ai envie de dire oui. Oh, il ne s'agit pas de l'album du siècle, juste d'un immense vecteur d'émotions dans lequel chacun se retrouve un jour. En toute humilité, l'electro-bidouilleur nous plonge dans une atmosphère cotonneuse particulièrement mélancolique. En guise de décor : rien d'autre qu'une épaisse couche de brume. Assiégé, le corps n'a d'autre alternative que d'oublier qu'il existe, et lâche prise. Dans ce no man's land, seul demeure l'esprit. Léger et libre, il s'abandonne au méandre ambiant jusqu'à ce que, guidé par le murmure rassurant de notre hôte, il finisse par emprunter une voie moins sombre : "A Sort of Happy Melancholy". Le voile opaque tombe et s'ouvre, alors, une petite pièce chaude, enluminée de guitares acoustiques. La mélopée qui s'y diffuse est bougrement réconfortante mais ne dure qu'un temps. Subrepticement, le cycle infernal enfile son habit de pluie, les rayons lumineux ne parviennent plus à transpercer la brume latente et l'atrabile répand à nouveau sa noirceur élégiaque, jusqu'à la prochaine éclaircie. Ainsi va la vie : "Kiss Me, Then Shoot Me".

David Vertessen